Émission de radio
Ce soir en écoutant “Retour juste pour le fun” à la radio (que j’aime bien écouter ), j’ai été un peu déçue. M. Grenier demandait aux femmes si elles avaient envie de “changer d’équipe” parfois, étant déçus des hommes. J’ai décelé dans le témoignage des gens et aussi dans celui des animateurs des préjugés que je pensais moins omniprésent de nos jours.
-On mentionne que l’homosexualité est un choix. Désolée mais avec les difficultés que ça représente d’être gai, personne ne ferait volontairement ce choix!
-On laisse croire que deux femmes ensembles c’est juste “doux”, qu’il manque un côté “animal”. FAUX. C’est pas JUSTE doux une femme, il y’en a pleins avec autant d’intensité que les hommes.
-Une femme mentionne avoir “choisit” l’homme pour avoir des enfants. Je m’excuse, mais en 2010 cette raison n’est plus valide pour une canadienne, car toutes les formes de couples peuvent avoir des enfants par divers moyens, et il n’y a aucune études qui prouvent que les enfants sortent plus malheureux d’une éducation homoparentale.
-Un avantage d’être deux femmes serait que les femmes sont plus à l’ordre, plus propres. Sur quoi est basé cette croyance? Je connais tellement de filles bordéliques et autant d’hommes hyper propres.
-On mentionne qu’il n’y a pas vraiment de préjugés envers les homosexuels. FAUX. Il y’a encore trop de jeunes rejettés par leurs parents, trop de gens tabassé, trop de gens insulté, trop de gens effrayés d’être gais.
Sinon, j’ajouterais que très peu de lesbiennes le deviennent par déception des hommes. La plupart ont déjà tenté l’expérience avec un homme, car c’est plus facile et que c’est difficile de se jetter dans le bain de l’homosexualité (s’assumer) sans avoir essayé une, deux ou plusieurs fois avec les hommes. Ça comporte moins de difficultés d’aller vers l’autre sexe, mais en général quelqu’un nait gai et ne le devient pas.
Finalement, je tiens à dire que oui j’ai été un peu déçue, mais que je suis malgré tout contente que les deux animateurs aient abordé le sujet de l’homosexualité. Plus on en parle, mieux c’est, mais j’ai malheureusement pu voir, encore une fois, que côté “ouverture d’esprit” au Québec, on a encore beaucoup de chemin à faire !


